Après Tintigny, Grupont ou Marloie, Dardenne est à la biennale

Anseremme

Une sculpture de Gatien Dardenne
est exposée à la biennale du prieuré

Le Soir, 05 novembre 2007

Le détail est poussé jusque dans les orteils et les doigts des deux musiciens. Le réalisme de la sculpture de Gatien Dardenne est tel qu'il suffirait d'une note de musique pour que le violoniste et le contrebassiste s'animent. Depuis le 27 octobre et jusqu'au 11 novembre 2007, la « Poésie musicale » de Gatien Dardenne est exposée à la biennale du prieuré 2007 à Anseremme.


Originaire de Houyet, l'artiste façonne le fer pour lui donner vie et mouvement. "Pour créer cette sculpture, j'ai d'abord pris moi-même la pose avec un violon et une contrebasse, explique Gatien Dardenne. Ensuite, à partir de la photo, j'ai constitué la structure métallique."

Après des heures de soudures, de martelage à froid et à chaud, ses personnages prennent forme. "Ce qui est particulièrement difficile, c'est de recréer le mouvement. Je travaille donc beaucoup sur les muscles."

La "Poésie musicale" constitue le premier élément d'une exposition en cours de préparation imaginée par Gatien Dardenne et son ami, Richard Bohringer.

"Il s'agira d'un événement qui mêlera musique et sculpture." Au violoniste et au contrebassiste viendront s'ajouter d'autres représentations de musiciens en action: un saxophoniste, un pianiste et un accordéoniste.

"De son côté, Richard écrira des textes et des poésies sur mes sculptures. Des musiciens de jazz devraient également être présents", confie l'artiste.

 

Si cette exposition "Métal Jazz in the street" n'est prévue que pour 2010, c'est parce qu'il faut du temps à Gatien Dardenne pour confectionner ses œuvres. "Je ne crée pas plus de trois pièces par an." Depuis sept ans, il est parti s'installer dans la région de Saint-Louis au Sénégal où il a installé son atelier et ouvert un centre de formation en ferronnerie d'art.

Après plusieurs années de partage de son savoir-faire avec de jeunes Sénégalais, Gatien Dardenne souhaite aujourd'hui se retirer du centre. "A eux maintenant de poursuivre ce que nous avons construit ensemble. Mais je ne serais jamais loin d'eux."  L'artiste compte en effet passer encore quelque temps au Sénégal dans son atelier.

Dernièrement, c'est à Tintigny que sa sculpture "Chevaux de trait" fut inaugurée. C'est également à lui que l'on doit "Les Sangliers" de Grupont, le "Cheval de trait" à Marloie ou encore le cheval de l'école de maréchalerie de Libramont.

NOELLE JORIS